Qu’est-ce que vous dit l’expression « mettre ses limites » ? Qu’est-ce qu’une limite personnelle ?
« Les limites personnelles sont les lignes que l’on trace ou les limites que l’on pose afin de rester en sécurité et en bonne santé. C’est l’expression des choses avec lesquelles on se sent à l’aise ou pas ».
« Nos limites mentales et émotionnelles ne sont pas visibles à l’œil nu. De plus, elles peuvent être difficiles à définir et à communiquer, car elles sont différentes pour chaque personne. Elles peuvent aussi être complexes à interpréter. […] En définissant nos limites, nous prenons soin de notre santé mentale et de notre bien-être » souligne la psychologue Katie Turner.
Il existe plusieurs types de limites, par exemple, les limites personnelles, émotionnelles, des limites de temps ou des limites physiques. Pour certaines personnes, exprimer clairement leurs limites peut représenter un défi. C’est pourquoi il est essentiel de d’abord les reconnaître pour ensuite être capable de les nommer. « De cette façon, nous nous autorisons à dire non et à ne pas en prendre trop sur nos épaules. Cela nous aide à ne pas nous épuiser et à ne pas nous sentir utilisés. Nos relations s’en trouvent d’ailleurs bonifiées. La présence de limites mène à des relations meilleures, plus harmonieuses. Souvent, les personnes qui manifestent le plus de compassion sont aussi celles qui se sont donné des limites claires. » (Katie Turner).
Établir des limites amène souvent au fait de devoir dire non. Pas si facile de dire non ! Selon Karène Larocque, ce n’est pas tant le fait de dire non qui est difficile, mais plutôt ce qui se cache derrière ce refus. En réalité, la difficulté à dire non est souvent liée à la crainte de décevoir ou de déplaire. Voici quelques trucs pour apprendre à dire non :
- Identifier ce qui fait qu’on n’a pas pu dire non.
- S’accorder un délai lors d’une proposition: cela permet de choisir sa réponse et de la préparer.
- Éviter de se justifier, parce que ça invite les gens à négocier et à argumenter. Trop de justifications ouvrent la porte à la négociation.
- On peut aussi dire oui, mais mettre des conditions à notre acceptation. Ce qui exprimerait nos limites.
Pour en apprendre davantage sur le sujet de « dire non » je vous invite à consulter plus bas l’article de Mme Larocque « apprendre à dire non, c’est aussi apprendre à décevoir ».
Ce qui est important aussi dans la mise de limite, c’est le consentement émotionnel :
« Pour avoir une relation sexuelle avec quelqu’un, on doit obtenir son consentement. C’est la même chose pour un échange émotionnel. Un échange sur les émotions, c’est un peu comme se mettre toute nue psychologiquement. On ne fait pas ça n’importe quand et avec n’importe qui. Pour se mettre toute nue devant l’autre et/ou pour accepter de voir l’autre nu, on doit d’abord consentir à cet échange ».
Pour donner notre consentement émotionnel, il faut se demander si :
- On est disponible en temps et en énergie pour avoir l’échange qui se présente à nous ;
- On est capable d’avoir cet échange dans le moment présent ;
- On a de l’intérêt pour l’échange demandé.
La même chose s’applique si vous voulez avoir un échange émotif avec une personne. Il est pertinent de valider son consentement émotionnel.
« Fais attention à ce que tu tolères. Tu enseignes aux autres comment te traiter » – Foghens
Sources :
https://www.creasources.ca/products/ck9ioh29io6g00frq810
https://aidecanada.ca/docs/default-source/articleitems/x05d-personal_boundaries-fr.pdf
https://luminosante.sunlife.ca/s/article/limites-personnelles-saines?language=fr
https://www.simplementhumain.com/blog/apprendre-a-dire-non-c-est-aussi-apprendre-a-decevoir
https://www.simplementhumain.com/blog/a-table-avec-le-consentement-emotionnel